Les traqués

Autoroute Rome-Paris. Alex rentre d’Italie avec la voiture de sa nouvelle épouse, Nicole, mais surtout avec, à ses côtés, le jeune Marc, dont il espère devenir plus et mieux que le simple beau-père. Voyage idéal pour nouer des relations entre les deux êtres qui se connaissent peu (Marc était pensionnaire à Rome). Mais là, un intrus va transformer ce trajet en cauchemar. Un van noir à vitres fumées «colle» à la petite R5 et ne va plus la lâcher. Qui est le conducteur de ce fourgon et que veut-il ? Ni Alex ni Marc n’ont la réponse. Ils ignorent même que leur chasseur vient d’assassiner froidement deux motards sur un parking de l’autoroute. Halte nocturne dans un hôtel. Le danger se précise l’homme tente d’étrangler Alex (Jean-Louis Trintignant) qui en réchappe de justesse. La police ? Elle ne croit pas aux victimes innocentes et Alex n’est désormais plus rien qu’un homme traqué. De nouveau la route, l’enfant qui a peur… et le van noir qui a disparu pour mieux revenir à la chasse. Bientôt la grande corniche… Laissons là le scénario (bonjour l’angoisse) pour convenir que Serge Leroy a su choisir habilement ses personnages. Trintignant, Darc, Fresson (le parano, c’est lui) et surtout le petit Richard Constantin interprètent avec justesse ce film bien dosé qui est à la fois un hommage à Spielberg (rappelez-vous « Duel ») et une preuve que le cinéma français est capable du meilleur suspense. Pas de temps mort, mais pas non plus de démonstrations inutiles. «Les traqués» est un film bien ficelé, palpitant jusqu’au final…

Police frontière

Le sujet de l’immigration clandestine des Mexicains qui passent la frontière américaine semble Passionner les réalisateurs outre-Atlantique. Mis à part «Alambrista» de Robert M. Young, peu d’œuvres traitent sérieusement un sujet aux graves implications sociologiques, voire même politiques. La plupart des autres films choisissent l’aspect western : «Un flic de choc» ou «Chicanos, chasseur de tête» avec Charles Bronson. Il faut dire qu’il y a là tout ce qu’il faut pour faire un bon film d’action.

Police frontièreD’un côté, les Mexicains fuient la misère et sont prêts à entrer par tous les moyens sur le territoire américain. Les passeurs leur extorquent l’argent et considèrent la vie de leurs « clients » comme chose négligeable. De l’autre côté, il y a les flics : ceux qui ferment les yeux parce que ça leur rapporte et ceux qui veulent faire respecter la loi à tout prix. Tony Richardson, dans « Police frontière », a préféré le spectacle pur à toute velléité de dénonciation. S’il parle des flics corrompus, c’est simplement pour montrer comment un homme apparemment honnête et consciencieux dans son boulot de flic, peut se voir contraint de participer au trafic d’immigrés parce que son épouse mène un train de vie que sa modeste solde ne peut pas assumer. Car ce même flic retrouve vite son «noble» cœur pour sauver l’enfant d’une Mexicaine aux charmes de laquelle il n’est pas indifférent… On peut s’étonner même que ce film d’action solidement ficelé soit signé Tony Richardson, un des cinéastes anglais qui, dans les années 60, militèrent pour le Free Cinéma, l’équivalent de la NouvelleVague. Tony Richardson, c’est «Un goût de miel», «La solitude d’un coureur de fond» ou encore «Tom Jones». Dans «Police frontière», faute deretrouver un grand cinéaste, on a la confirmation du savoir-faire d’un bon technicien. Un peu comme pour Jack Nicholson (qui passe une bonne partie du film caché derrière ses lunettes noires), on aurait aimé que des talents aussi hors du commun, nous donnent plus qu’un bon divertissement.

Escalier C

Escalier C16e arrondissement, un vieil immeuble sans fioritures, escalier C. Là, un microcosme où les locataires se rencontrent, s’écoutent, s’aiment. Parmi eux, Forster Lafont, un jeune critique d’art, hautain et cynique, que rien ne semble atteindre. Fils de diplomate, il méprise la terre entière et se délecte à descendre en flèche les pauvres artistes peintres. Son seul vrai copain,. c’est Bruno, un bohème perpétuellement fauché qui a réussi à s’incruster chez la jolie voisine. Aux autres étages, Claude, l’ho-rr o fragile, Béatrice et Virgil, le couple pro des engueulades publiques, et Mme Bernhardt, la vieille dame oubliée… Caricature grinçante de la société et de « ses » marginaux, ce sixième long métrage de Tacchelk a su éviter l’étude de mœurs laborieuse. Un scénario déroutant, pimenté de dialogues corrosifs, une interprétation remarquable, menée par Robin Renucci (odieux !), « Escalier C» n’est pas seulement un film, mais un univers, une ambiance. Et un régal.

La mélodie du bonheur

La mélodie du bonheurMaria est une jeune fille pleine d’esprit et de vivacité. Son caractère espiègle l’empêche de s’adapter à l’ambiance austère et stricte du couvent. La mère supérieure décide, un jour, de l’envoyer pour quelque temps dans le monde, afin de savoir si Maria est faite pour servir Dieu. Une comédie musicale bon enfant, menée de main de maître par le spécialiste du genre, Robert Wise, qui n’en était pas à son coup d’essai. Après « West Siée story » et sa multitude d’Oscars, il réédite son exploit : Oscar du meilleur film, meilleurs effets spéciaux, meilleur son, meilleure photographie et meilleure réalisation. C’est ainsi que fut récompensé « La mélodie du bonheur » aux États-Unis en 1965. Hélas, quelques passages un peu long lassent l’attention du spectateur. Julie Andrews, omniprésente dans un rôle qui semble écrit pour elle, relègue Christopher Plummer et Eléonore Parker à de simples faire-valoir. La bande originale du film est devenu un classique qui a bercé la jeunesse de la génération des « trente-trente-cinq ans » aux USA. « La mélodie du bonheur » reste un des chefs-d’œuvre d’Hollywood, même s’il ne vieillit pas très bien.

Tootsie

Tootsie Michael Dorsey est un comédien dans l’âme. Depuis des années, il rame comme un fou pour obtenir un petit rôle dans des pièces de théâtre à Broadway. Constamment refoulé des castings, il décide un jour de se travestir pour passer une séance d’essai pour un feuilleton populaire. Et, ô surprise, il est engagé dans le rôle d’une femme révoltée, toujours à l’af-fût du moindre soupçon de machisme proféré à son encontre. Tootsie devient très vite un phénomène de société. Toutes les femmes s’identifient à elle… Le voilà obligé de résister aux avances de ses collègues comédiens et de contrôler ses pulsions masculines envers une charmante camarade de plateau. Un enfer ! Du sur mesure pour Dustin Hoffman. « Tootsie » permet à l’interprète du « Lauréat » et de « Kramer contre Kramer » de prouver une nouvelle fois son talent d’acteur tout-terrain. Bien avant sa co-position époustouflante de Pain man », il réussit le tour de force d’incarner, dans le même film, deux rôles de front. Le comique de situation provoqué par Sydney Pollack ne tombe jamais dans la vulgarité. Jessica Lange, la protégée de « King Kong »dans le remake de John Guillermin et l’héroïne de Frances », met son charme fou au service d’un scénario qui sort des sentiers battus. Un excellent divertissement, qui vous est proposé dans une version originale sous-titrée en anglais par Cinévoice .

Marche à l’ombre

Marche à l'ombreDeux paumés « trentenaires » rêvent de se réinsérer dans le monde du travail et le quotidien tranquille sans abandonner ce qui leur tient le plus à cœur au monde la Musique. Courant après un copain à combines miracles, ils tombent de galères en coups foireux, de squats expulsés par les CRS en couloirs de métro rackettés par une véritable mafia de la « manche ». Mais ces abonnés à l’échec n’en ont pas moins le moral. Ils vivent dans l’amitié et même l’amour. Par leur façon de s’exprimer et de s’assumer, allant jusqu’au bout de leurs» conne-ries », ils montrent un humour à la fois désabusé et lucide, triste et tonifiant. Il ne faut surtout pas croire que Michel Blanc joue les opportunistes. Bien au contraire ! Il appartient à cette génération et baigne dans la même culture populaire qu’elle, mais il exprime avec une virtuosité unique ce ‘mal dans sa peau «face aux autres, à la société, aux filles, à l’avenir, etc. On l’a souvent dit Blanc est un fabuleux dialoguiste. Les répliques de « Marche à l’ombre » font tilt à tout coup. A partir de là, peu importe si l’intrigue n’est pas aussi structurée qu’elle le devrait… Dans un tel paquet-cadeau, les comédiens ne peuvent qu’être bons.

Tenue de soirée

Tenue de soirée« Je dirai que c’est l’histoire d’un type qui est assis entre son copain et la femme dont il est fou. Quelqu’un lui tripote la braguette et ça l’excite parce qu’il croit que c’est la femme. Manque de pot, la main en question est celle de son copain… »C’est ainsi que Bertrand Blier résume son « putain de film ». Monique et Antoine, un couple de paumés, se lie d’amitié avec un individu grossier, opportuniste et plein aux as. Ce cambrioleur les entraîne dans un univers glauque où tous les coups sont permis. Fort, tendre, cruel, dur, audacieux, la langue française manque d’épithètes pour décrire ce film provocant. Bertrand Blier a conçu ce long métrage pour le même trio que « Les valseuses », mais la disparition de Patrick Dewaere, en 1982, l’a contraint à retarder son exécution. C’est donc Michel Blanc qui, avec ce rôle, a remporté le Prix d’interprétation masculine à Cannes, en 1986. Un rôle où il excelle, dans de fabuleux jeux d’acteurs, avec un partenaire non moins remarquable, Gérard Depardieu (homosexuel ! Il faut le voir pour le croire), et passe de la sensibilité extrême à l’humour le plus grinçant. Miou-Miou, dans un rôle « charnière » aussi puissant que celui des « Valseuses », est géniale. En résumé, un trio de choc pour un long métrage très dérangeant. Un rythme accéléré où l’on ne s’ennuie pas une seconde. Seules quelques pauses nous sont accordées, histoire de reprendre son souffle. C’est cru, c’est sexe, bref, un moment difficile à passer pour tous ceux qui croient encore à l’amour avec un grand A…

Moitié-moitié

Moitié-moitié Moitié-moitié n’est pas le résultat du partage d’un gâteau, mais d’une maison, héritage que se voient attribuer Arthur et Sarah. Élevés ensemble par leur « grand-mère » Helena, ils ont vécu toute leur enfance dans cette maison qui croule sous le temps et les souvenirs… Mais voilà, Helena n’était qu’une mère spirituelle pour Arthur-, ex-enfant de l’Assistance publique. Et comme il n’a, par définition, aucun lien familial avec la disparue, il va devoir payer de lourds droits de succession.., et il est au chômage. De son côté, Sarah, jeune architecte, projette de démolir la maison pour construire une propriété moderne sur le terrain. Elle propose donc de racheter la part d’Arthur. Mais il refuse… On ne peut pas dire que Paul Boujenah aura eu le mérite de donner à son frère Michel un bon rôle au cinéma, dans une carrière où seul « Trois hommes et un couffin » arrive à émerger de la médiocrité de ses autres films. Après « Voyage à Paimpol », « Lévy et Goliath » et le très mauvais « Prunelle blues », le voilà embarqué avec Zabou dans un film grotesque qui accumule lourdeurs et caricatures. Paul Boujenah met en scène le conflit entre deux éternels adolescents qui voient la vie et leur avenir différemment. Mais au lieu de nous offrir une comédie fine et amusante, on assiste à un film indigeste qui aurait peut-être séduit quelques gogos il y a quinze ans, mais qui n’a fait que trois entrées ou presque lors de sa sortie en salles… Question de maturité sans doute, pour un public devenu plus exigeant.

Docteur Folamour

Docteur Folamour Un général américain paranoïaque ordonne à l’armée aérienne l’exécution d’un plan d’urgence contre l’URSS. En clair, une attaque atomique. Alerté, le président des États-Unis convoque l’état-major. Mais, horrible détail, aucun contre-ordre ne peut être lancé. Dernier recours pour l’Amérique détruire ses propres B 52, qui approchent dangereusement de Moscou… Humour burlesque typiquement british, mise en scène époustouflante, personnages anticonformistes, seul Kubrick pouvait prétendre ridiculiser la menace nucléaire. Chaque détail technique est minutieusement reconstitué, les escadrons de bombardiers se « répandent » sur l’écran avec balourdise et majesté, et les soldats, hargneux patriotes bardés de décorations, nous offrent une savoureuse caricature. Tout est gigantisme et perfection. Bien sûr, le thème de la rivalité entre les deux grands et de la course aux armements semble un peu périmé aujourd’hui. Reste une dérision aussi incisive qu’indémodable, et surtout un Peter Sellers plus pince-sans-rire que jamais, dans un triple rôle explosif. Un chef-d’œuvre !

Association de malfaiteurs

Les ripouxDepuis « Les ripoux », Claude Zidi avait pris un virage très séduisant vers un nouveau comique plus en demi-teinte. Tout en restant fidèle à la carte du comique, le réalisateur de « classiques » comme « Les bidasses en folie » ou « L’aile ou la cuisse » s’est attaqué à des scénarios plus subtils, où la tendresse l’emporte sur le gag. « Association de malfaiteurs » raconte comment trois anciens élèves d’HEC, jeunes loups aux mâchoires de vainqueurs et grands spécialistes des gags, se retrouvent en cavale et traqués par la police parce qu’une de leurs mauvaises blagues a mal tourné et qu’un plus requin qu’eux les a pris au piège. Ecrit par les collaborateurs habituels de Zidi (Didier Kaminka, Michel Favre et Simon Michael), « Association de malfaiteurs » multiplie les rebondissements et les situations comiques, tout en restant au ras du quotidien. Dans ce soin du détail et de l’environnement familier mais légèrement décalé réside la réussite d’« Association de malfaiteurs ». Soutenu par trois jeunes comédiens particulièrement remarquables (Malavoy et Cluzet, mais -aussi Claire Ne-bout qui révèle toute sa splendeur dans ce film), Zidi prouve qu’il a bien mérité le César que lui a offert la profession pour « Les ripoux ». Son virage opéré avec « Deux » devait le confirmer deux ans plus tard.

La route des Indes

La route des Indes Metteur en scène de « Lawrence d’Arabie » et de « Docteur Jivago », l’Anglais Davici Lean, qui n’avait pas tourné depuis quinze ans, évoque ici l’Inde coloniale des années 20. Une jeune Anglaise (Judy Davis) débarque à Chandrapore pour rendre visite à son fiancé, jeune magistrat rigide, en compagnie de la mère de celui-ci (la savoureuse Peggy Ashcroft, Oscar du second rôle). Un Indien, le docteur Aziz, les invite à un pique-nique malgré la réprobation générale. Que se passe-t-il au cours de cette promenade dans la montagne ? Toujours est-il que la jeune fille. s’enfuit en accusant le médecin d’avoir tenté de la violer. Le procès qui va s’ensuivre, exploité par les mouvements nationalistes, va exacerber les sentiments anti-anglais de la population. Bref, cette énigme policière et psychologique d’une pesante ambiguïté se déroule dans le climat explosif d’un régime colonial finissant qui donne une résonance impressionnante à cette nouvelle fresque de David Lean remarquablement interprétée par la si anglaise Judy Davis et le surprenant acteur indien Victor Banerjee, sans oublier Sir Alec Guinness en gourou !

Décorer une chambre d’enfants

La décoration intérieure est un domaine qui m’intéresse particulièrement. J’en profite pour vous partager mes expériences. Je vais donc vous parler de la décoration avec des stickers muraux. Ces accessoires pratiques et bon marché m’ont été d’une grande utilité dans l’embellissement de mon intérieur. Voici mes conseils pour vous aider à transformer la chambre de vos enfants en un tour de main.

Le choix du thème de décoration

sticker mickeyLa décoration d’une chambre d’enfant est loin d’être une mince affaire. Vous devez choisir un thème adapté à son âge pour l’aider à se sentir chez lui. Vous pouvez aussi de ses couleurs ou de ses jouets préférés pour. Un enfant apprécie un style de décoration en adéquation au thème de son rêve. La prise en considération de ces thèmes vous aidera à trouver les autocollants répondant aux envies de votre enfant. Il vous est toujours possible de s’inspirer des magazines de déco pour trouver la décoration idéale pour la chambre de votre fille ou votre garçon.
Le choix est large en matière de motifs de stickers. Ce qui vous facilite la recherche de motifs répondant aux attentes de votre petit. Pour ma part, j’ai opté pour des stickers Mickey du fait que c’est son personnage de dessin animé préféré. J’ai utilisé ce lien pour les trouver http://www.popstickers.fr/25-mickey. Il vous est possible de trouver des autocollants aux motifs de votre choix sur le site PopStickers. Ce site m’a en effet permis de décorer la chambre de mon enfant ainsi que les autres pièces de ma maison.

La technique de pose

Les stickers muraux peuvent être collés directement au mur ou sur du papier peint. Ce sont des accessoires pratiques et faciles à poser. Ils ont l’avantage de pouvoir être changés au fur et à mesure sans besoin de grands travaux d’aménagement. La pose ne vous demandera que quelques minutes. Croyez-en mon expérience, l’opération est assez simple à réaliser. Vous pouvez vous y mettre à deux si votre autocollant est plus grand ou pour les coller de façon efficace. Vous devez coller votre adhésif et l’autre personne tient le reste pour éviter qu’il colle au mauvais endroit.

J’espère que ces quelques explications vous ont permis de vous décider à choisir les stickers à coller aux murs pour décorer la chambre de votre enfant. En plus d’être des accessoires pratiques, ils ne sont pas trop chers. Le site Popsticker vous propose de découvrir une large gamme d’autocollants décoratifs à partir de 2 euros.