Tir à vue

Les Bonnie and Clyde de la crise… C’est ainsi que l’on a envie d’appeler Marilyn et Richard, les deux «héros» de «Tir à vue».Tir à vue Elle a dix-sept ans, comme sont interprète (qui fut césarisée lors des derniers Césars pour «A nos amours» de Pialat). Elle a en elle un démon qui la pousse instinctivement vers la violence. Elle est acharnée et autodestructive. Lui est tout aussi mal dans sa peau, mais un peu plus âgé. Jusqu’à présent, il a le sentiment d’avoir raté sa vie. Sa rencontre avec Marilyn, c’est celle de l’amour fou, de la sensualité et du vertige de la mort. Dans un monde où les agressions et le terrorisme sont devenus ultra-quotidiens, on a du mal à accepter le lyrisme de Marc Angelo sur ces deux anges de la mort qui détruisent tout ce qu’ils touchent par plaisir, pour leur plaisir ! Ces rebelles sans cause, dévorés par le désespoir de leur jeunesse, dérangent sacrément parce qu’ils touchent quelque chose de trop vrai, de trop séduisant ! Côté film, Marc Angelo et son scénariste mettent dans la bouche de Marilyn quelques «énormités» de dialogue qu’ils ont consciemment voulues. Leur Marilyn vit sa vie comme une série B et parle par phrases clinquantes et toutes faites. Ça amuse parfois, ça exaspère souvent. Mais c’est tout à fait dans le style «ravageur» de Marc Angelo, qui signe là son premier film. «Tir à vue» possède, même dans ses excès de rythme, de couleurs, de scénario… une certaine force ! Mais ce sont les deux comédiens qui, en nous arrachant de force notre sympathie, finissent par emporter le morceau.

Les fauves

Les fauvesDans la nuit parisienne, derrière son uniforme de vigile et son regard taciturne chargé d’un lourd secret, un homme subit sa vie comme un automate. Il s’appelle Berg. Ancien cascadeur, il aimait Bella, sa partenaire dans la vie comme dans le rodéo-automobile dont ils étaient les vedettes. Mais un soir, juste avant le spectacle, Bella a reçu une étrange visite et lui a annoncé qu’elle partait. Et, ce même soir, Bella est morte dans les flammes, pendant le show… à cause de Berg. Accident ou préméditation ? Berg le sait-il lui même ? Depuis, il erre dans sa vie, portant – comme tout héros romantique qui se respecte – un lourd fardeau sur l’âme et le cœur. Mais, en 1984, les romantiques ne sont plus ce qu’ils étaient. Le monde qui les entoure ne les laisse plus s’adonner tranquilles à leurs mélancolies. Au cœur de la nuit, lorsque les braves gens dorment, soigneusement enfermés chez eux, une faune s’empare des rues. La violence s’installe, la pénombre et l’insomnie réveillent de vieilles intolérances. Dans cet univers de bêtise et de haine latente, il suffit d’une étincelle (d’un viol puis d’un Meurtre…) pour mettre le feu aux poudres, pour donner des envies de lynchage et de chasse à l’homme. «Les fauves», par son sujet et la manière «très mode» dont il est traité, rappelle «Rue barbare». Mais sans le style très particulier de David Goodis et sans le parti-pris de baroque et d’irréalité. «Les fauves» joue la carte du western urbain (la course-poursuite dans le palais omnisport de Bercy encore en construction). Jean-Louis Daniel, le réalisateur, donne à son film la couleur et le rythme vidéoclip (le spectacle de cascades sur les quais de la Seine ou le show-présentation lingeries). Et les acteurs (surtout le trio Lazure-Léotard-Auteuil) s’en donnent a cœur joie dans la sur dramatisation du jeu. «Tout cela imprime au film un côté excessif qui séduit, malgré (ou à cause de) ses naïvetés».

Un flic aux trousses

Un flic aux troussesQuand on est petit, on joue au gendarme et au voleur. Après on regarde les autres y jouer, par exemple dans «Un flic aux trousses». Sauf que le gendarme c’est Kirk Douglas, un très grand acteur, même dans le pire des navets, et le voleur c’est John ‘Schneider, un jeune acteur qui promet s’il s’arrête un peu de courir. Bien évidemment, le voleur est en fait un criminel victime d’une erreur judiciaire et, dans le fond, tous les protagonistes sont des gens très bien, avec du sens moral et des valeurs. Prétexte, mais bon prétexte puisque « Un flic aux trousses » est un film de poursuite époustouflant. Il vaut un cent mètres haies. La chasse à l’homme, on l’a vue au cinéma sous toutes ses formes. La raison •m’en échappe et je ne vais pas courir après, mais il est vrai que c’est palpitant. L’intérêt de ce «Flic aux trousses» réside certainement plus dans la bonne interprétation des acteurs que dans les ficelles – que dis-je les câbles – du scénario. La course poursuite ayant lieu dans les rues de Laredo au Texas, on appréciera au passage la géographie des lieux. Mais au passage seulement, car tout va très vite. Heureusement sinon on s’ennuierait, comme on s’ennuie dans les scènes d’amour d’usage et dans le grand moment de vérité.

La martingaleLa martingale

Suspense et atmosphère de policier pour un film qui se déroule dans un milieu bien particulier le milieu des joueurs et des casinos. Avec la complicité d’une jeune femme (Catherine Spaak), Alex Joski (Omar Sharif) fait fortune sur les tapis verts des casinos. Il a mis au point une martingale infaillible pour gagner à la roulette. Alex Joski est évidemment soupçonné de tricher et il est suivi par la police qui tente de prouver qu’il n’est en réalité qu’un tricheur. Il ‘va sans dire qu’Omar Sharif était l’interprète rêvé pour ce rôle. Du sur mesure pour le plus célèbre des acteurs-joueurs. L’atmosphère des casinos est très bien recréée, avec ce qu’il faut de fumée, de bruits de verre de cristal qui s’entrechoquent. Un lieu finalement rêvé pour le suspense. Un policier original. Malgré les années, le presbytère Omar Sharif n’a absolument rien perdu de son charme, ni le jardin Catherine Spaak de son éclat.

Les traqués

Autoroute Rome-Paris. Alex rentre d’Italie avec la voiture de sa nouvelle épouse, Nicole, mais surtout avec, à ses côtés, le jeune Marc, dont il espère devenir plus et mieux que le simple beau-père. Voyage idéal pour nouer des relations entre les deux êtres qui se connaissent peu (Marc était pensionnaire à Rome). Mais là, un intrus va transformer ce trajet en cauchemar. Un van noir à vitres fumées «colle» à la petite R5 et ne va plus la lâcher. Qui est le conducteur de ce fourgon et que veut-il ? Ni Alex ni Marc n’ont la réponse. Ils ignorent même que leur chasseur vient d’assassiner froidement deux motards sur un parking de l’autoroute. Halte nocturne dans un hôtel. Le danger se précise l’homme tente d’étrangler Alex (Jean-Louis Trintignant) qui en réchappe de justesse. La police ? Elle ne croit pas aux victimes innocentes et Alex n’est désormais plus rien qu’un homme traqué. De nouveau la route, l’enfant qui a peur… et le van noir qui a disparu pour mieux revenir à la chasse. Bientôt la grande corniche… Laissons là le scénario (bonjour l’angoisse) pour convenir que Serge Leroy a su choisir habilement ses personnages. Trintignant, Darc, Fresson (le parano, c’est lui) et surtout le petit Richard Constantin interprètent avec justesse ce film bien dosé qui est à la fois un hommage à Spielberg (rappelez-vous « Duel ») et une preuve que le cinéma français est capable du meilleur suspense. Pas de temps mort, mais pas non plus de démonstrations inutiles. «Les traqués» est un film bien ficelé, palpitant jusqu’au final…

Police frontière

Le sujet de l’immigration clandestine des Mexicains qui passent la frontière américaine semble Passionner les réalisateurs outre-Atlantique. Mis à part «Alambrista» de Robert M. Young, peu d’œuvres traitent sérieusement un sujet aux graves implications sociologiques, voire même politiques. La plupart des autres films choisissent l’aspect western : «Un flic de choc» ou «Chicanos, chasseur de tête» avec Charles Bronson. Il faut dire qu’il y a là tout ce qu’il faut pour faire un bon film d’action.

Police frontièreD’un côté, les Mexicains fuient la misère et sont prêts à entrer par tous les moyens sur le territoire américain. Les passeurs leur extorquent l’argent et considèrent la vie de leurs « clients » comme chose négligeable. De l’autre côté, il y a les flics : ceux qui ferment les yeux parce que ça leur rapporte et ceux qui veulent faire respecter la loi à tout prix. Tony Richardson, dans « Police frontière », a préféré le spectacle pur à toute velléité de dénonciation. S’il parle des flics corrompus, c’est simplement pour montrer comment un homme apparemment honnête et consciencieux dans son boulot de flic, peut se voir contraint de participer au trafic d’immigrés parce que son épouse mène un train de vie que sa modeste solde ne peut pas assumer. Car ce même flic retrouve vite son «noble» cœur pour sauver l’enfant d’une Mexicaine aux charmes de laquelle il n’est pas indifférent… On peut s’étonner même que ce film d’action solidement ficelé soit signé Tony Richardson, un des cinéastes anglais qui, dans les années 60, militèrent pour le Free Cinéma, l’équivalent de la NouvelleVague. Tony Richardson, c’est «Un goût de miel», «La solitude d’un coureur de fond» ou encore «Tom Jones». Dans «Police frontière», faute deretrouver un grand cinéaste, on a la confirmation du savoir-faire d’un bon technicien. Un peu comme pour Jack Nicholson (qui passe une bonne partie du film caché derrière ses lunettes noires), on aurait aimé que des talents aussi hors du commun, nous donnent plus qu’un bon divertissement.

Escalier C

Escalier C16e arrondissement, un vieil immeuble sans fioritures, escalier C. Là, un microcosme où les locataires se rencontrent, s’écoutent, s’aiment. Parmi eux, Forster Lafont, un jeune critique d’art, hautain et cynique, que rien ne semble atteindre. Fils de diplomate, il méprise la terre entière et se délecte à descendre en flèche les pauvres artistes peintres. Son seul vrai copain,. c’est Bruno, un bohème perpétuellement fauché qui a réussi à s’incruster chez la jolie voisine. Aux autres étages, Claude, l’ho-rr o fragile, Béatrice et Virgil, le couple pro des engueulades publiques, et Mme Bernhardt, la vieille dame oubliée… Caricature grinçante de la société et de « ses » marginaux, ce sixième long métrage de Tacchelk a su éviter l’étude de mœurs laborieuse. Un scénario déroutant, pimenté de dialogues corrosifs, une interprétation remarquable, menée par Robin Renucci (odieux !), « Escalier C» n’est pas seulement un film, mais un univers, une ambiance. Et un régal.

La mélodie du bonheur

La mélodie du bonheurMaria est une jeune fille pleine d’esprit et de vivacité. Son caractère espiègle l’empêche de s’adapter à l’ambiance austère et stricte du couvent. La mère supérieure décide, un jour, de l’envoyer pour quelque temps dans le monde, afin de savoir si Maria est faite pour servir Dieu. Une comédie musicale bon enfant, menée de main de maître par le spécialiste du genre, Robert Wise, qui n’en était pas à son coup d’essai. Après « West Siée story » et sa multitude d’Oscars, il réédite son exploit : Oscar du meilleur film, meilleurs effets spéciaux, meilleur son, meilleure photographie et meilleure réalisation. C’est ainsi que fut récompensé « La mélodie du bonheur » aux États-Unis en 1965. Hélas, quelques passages un peu long lassent l’attention du spectateur. Julie Andrews, omniprésente dans un rôle qui semble écrit pour elle, relègue Christopher Plummer et Eléonore Parker à de simples faire-valoir. La bande originale du film est devenu un classique qui a bercé la jeunesse de la génération des « trente-trente-cinq ans » aux USA. « La mélodie du bonheur » reste un des chefs-d’œuvre d’Hollywood, même s’il ne vieillit pas très bien.

Tootsie

Tootsie Michael Dorsey est un comédien dans l’âme. Depuis des années, il rame comme un fou pour obtenir un petit rôle dans des pièces de théâtre à Broadway. Constamment refoulé des castings, il décide un jour de se travestir pour passer une séance d’essai pour un feuilleton populaire. Et, ô surprise, il est engagé dans le rôle d’une femme révoltée, toujours à l’af-fût du moindre soupçon de machisme proféré à son encontre. Tootsie devient très vite un phénomène de société. Toutes les femmes s’identifient à elle… Le voilà obligé de résister aux avances de ses collègues comédiens et de contrôler ses pulsions masculines envers une charmante camarade de plateau. Un enfer ! Du sur mesure pour Dustin Hoffman. « Tootsie » permet à l’interprète du « Lauréat » et de « Kramer contre Kramer » de prouver une nouvelle fois son talent d’acteur tout-terrain. Bien avant sa co-position époustouflante de Pain man », il réussit le tour de force d’incarner, dans le même film, deux rôles de front. Le comique de situation provoqué par Sydney Pollack ne tombe jamais dans la vulgarité. Jessica Lange, la protégée de « King Kong »dans le remake de John Guillermin et l’héroïne de Frances », met son charme fou au service d’un scénario qui sort des sentiers battus. Un excellent divertissement, qui vous est proposé dans une version originale sous-titrée en anglais par Cinévoice .

Marche à l’ombre

Marche à l'ombreDeux paumés « trentenaires » rêvent de se réinsérer dans le monde du travail et le quotidien tranquille sans abandonner ce qui leur tient le plus à cœur au monde la Musique. Courant après un copain à combines miracles, ils tombent de galères en coups foireux, de squats expulsés par les CRS en couloirs de métro rackettés par une véritable mafia de la « manche ». Mais ces abonnés à l’échec n’en ont pas moins le moral. Ils vivent dans l’amitié et même l’amour. Par leur façon de s’exprimer et de s’assumer, allant jusqu’au bout de leurs» conne-ries », ils montrent un humour à la fois désabusé et lucide, triste et tonifiant. Il ne faut surtout pas croire que Michel Blanc joue les opportunistes. Bien au contraire ! Il appartient à cette génération et baigne dans la même culture populaire qu’elle, mais il exprime avec une virtuosité unique ce ‘mal dans sa peau «face aux autres, à la société, aux filles, à l’avenir, etc. On l’a souvent dit Blanc est un fabuleux dialoguiste. Les répliques de « Marche à l’ombre » font tilt à tout coup. A partir de là, peu importe si l’intrigue n’est pas aussi structurée qu’elle le devrait… Dans un tel paquet-cadeau, les comédiens ne peuvent qu’être bons.

Tenue de soirée

Tenue de soirée« Je dirai que c’est l’histoire d’un type qui est assis entre son copain et la femme dont il est fou. Quelqu’un lui tripote la braguette et ça l’excite parce qu’il croit que c’est la femme. Manque de pot, la main en question est celle de son copain… »C’est ainsi que Bertrand Blier résume son « putain de film ». Monique et Antoine, un couple de paumés, se lie d’amitié avec un individu grossier, opportuniste et plein aux as. Ce cambrioleur les entraîne dans un univers glauque où tous les coups sont permis. Fort, tendre, cruel, dur, audacieux, la langue française manque d’épithètes pour décrire ce film provocant. Bertrand Blier a conçu ce long métrage pour le même trio que « Les valseuses », mais la disparition de Patrick Dewaere, en 1982, l’a contraint à retarder son exécution. C’est donc Michel Blanc qui, avec ce rôle, a remporté le Prix d’interprétation masculine à Cannes, en 1986. Un rôle où il excelle, dans de fabuleux jeux d’acteurs, avec un partenaire non moins remarquable, Gérard Depardieu (homosexuel ! Il faut le voir pour le croire), et passe de la sensibilité extrême à l’humour le plus grinçant. Miou-Miou, dans un rôle « charnière » aussi puissant que celui des « Valseuses », est géniale. En résumé, un trio de choc pour un long métrage très dérangeant. Un rythme accéléré où l’on ne s’ennuie pas une seconde. Seules quelques pauses nous sont accordées, histoire de reprendre son souffle. C’est cru, c’est sexe, bref, un moment difficile à passer pour tous ceux qui croient encore à l’amour avec un grand A…

Moitié-moitié

Moitié-moitié Moitié-moitié n’est pas le résultat du partage d’un gâteau, mais d’une maison, héritage que se voient attribuer Arthur et Sarah. Élevés ensemble par leur « grand-mère » Helena, ils ont vécu toute leur enfance dans cette maison qui croule sous le temps et les souvenirs… Mais voilà, Helena n’était qu’une mère spirituelle pour Arthur-, ex-enfant de l’Assistance publique. Et comme il n’a, par définition, aucun lien familial avec la disparue, il va devoir payer de lourds droits de succession.., et il est au chômage. De son côté, Sarah, jeune architecte, projette de démolir la maison pour construire une propriété moderne sur le terrain. Elle propose donc de racheter la part d’Arthur. Mais il refuse… On ne peut pas dire que Paul Boujenah aura eu le mérite de donner à son frère Michel un bon rôle au cinéma, dans une carrière où seul « Trois hommes et un couffin » arrive à émerger de la médiocrité de ses autres films. Après « Voyage à Paimpol », « Lévy et Goliath » et le très mauvais « Prunelle blues », le voilà embarqué avec Zabou dans un film grotesque qui accumule lourdeurs et caricatures. Paul Boujenah met en scène le conflit entre deux éternels adolescents qui voient la vie et leur avenir différemment. Mais au lieu de nous offrir une comédie fine et amusante, on assiste à un film indigeste qui aurait peut-être séduit quelques gogos il y a quinze ans, mais qui n’a fait que trois entrées ou presque lors de sa sortie en salles… Question de maturité sans doute, pour un public devenu plus exigeant.

Docteur Folamour

Docteur Folamour Un général américain paranoïaque ordonne à l’armée aérienne l’exécution d’un plan d’urgence contre l’URSS. En clair, une attaque atomique. Alerté, le président des États-Unis convoque l’état-major. Mais, horrible détail, aucun contre-ordre ne peut être lancé. Dernier recours pour l’Amérique détruire ses propres B 52, qui approchent dangereusement de Moscou… Humour burlesque typiquement british, mise en scène époustouflante, personnages anticonformistes, seul Kubrick pouvait prétendre ridiculiser la menace nucléaire. Chaque détail technique est minutieusement reconstitué, les escadrons de bombardiers se « répandent » sur l’écran avec balourdise et majesté, et les soldats, hargneux patriotes bardés de décorations, nous offrent une savoureuse caricature. Tout est gigantisme et perfection. Bien sûr, le thème de la rivalité entre les deux grands et de la course aux armements semble un peu périmé aujourd’hui. Reste une dérision aussi incisive qu’indémodable, et surtout un Peter Sellers plus pince-sans-rire que jamais, dans un triple rôle explosif. Un chef-d’œuvre !