Docteur Folamour

Docteur Folamour Un général américain paranoïaque ordonne à l’armée aérienne l’exécution d’un plan d’urgence contre l’URSS. En clair, une attaque atomique. Alerté, le président des États-Unis convoque l’état-major. Mais, horrible détail, aucun contre-ordre ne peut être lancé. Dernier recours pour l’Amérique détruire ses propres B 52, qui approchent dangereusement de Moscou… Humour burlesque typiquement british, mise en scène époustouflante, personnages anticonformistes, seul Kubrick pouvait prétendre ridiculiser la menace nucléaire. Chaque détail technique est minutieusement reconstitué, les escadrons de bombardiers se « répandent » sur l’écran avec balourdise et majesté, et les soldats, hargneux patriotes bardés de décorations, nous offrent une savoureuse caricature. Tout est gigantisme et perfection. Bien sûr, le thème de la rivalité entre les deux grands et de la course aux armements semble un peu périmé aujourd’hui. Reste une dérision aussi incisive qu’indémodable, et surtout un Peter Sellers plus pince-sans-rire que jamais, dans un triple rôle explosif. Un chef-d’œuvre !