Moitié-moitié

Moitié-moitié Moitié-moitié n’est pas le résultat du partage d’un gâteau, mais d’une maison, héritage que se voient attribuer Arthur et Sarah. Élevés ensemble par leur « grand-mère » Helena, ils ont vécu toute leur enfance dans cette maison qui croule sous le temps et les souvenirs… Mais voilà, Helena n’était qu’une mère spirituelle pour Arthur-, ex-enfant de l’Assistance publique. Et comme il n’a, par définition, aucun lien familial avec la disparue, il va devoir payer de lourds droits de succession.., et il est au chômage. De son côté, Sarah, jeune architecte, projette de démolir la maison pour construire une propriété moderne sur le terrain. Elle propose donc de racheter la part d’Arthur. Mais il refuse… On ne peut pas dire que Paul Boujenah aura eu le mérite de donner à son frère Michel un bon rôle au cinéma, dans une carrière où seul « Trois hommes et un couffin » arrive à émerger de la médiocrité de ses autres films. Après « Voyage à Paimpol », « Lévy et Goliath » et le très mauvais « Prunelle blues », le voilà embarqué avec Zabou dans un film grotesque qui accumule lourdeurs et caricatures. Paul Boujenah met en scène le conflit entre deux éternels adolescents qui voient la vie et leur avenir différemment. Mais au lieu de nous offrir une comédie fine et amusante, on assiste à un film indigeste qui aurait peut-être séduit quelques gogos il y a quinze ans, mais qui n’a fait que trois entrées ou presque lors de sa sortie en salles… Question de maturité sans doute, pour un public devenu plus exigeant.