Escalier C

Escalier C16e arrondissement, un vieil immeuble sans fioritures, escalier C. Là, un microcosme où les locataires se rencontrent, s’écoutent, s’aiment. Parmi eux, Forster Lafont, un jeune critique d’art, hautain et cynique, que rien ne semble atteindre. Fils de diplomate, il méprise la terre entière et se délecte à descendre en flèche les pauvres artistes peintres. Son seul vrai copain,. c’est Bruno, un bohème perpétuellement fauché qui a réussi à s’incruster chez la jolie voisine. Aux autres étages, Claude, l’ho-rr o fragile, Béatrice et Virgil, le couple pro des engueulades publiques, et Mme Bernhardt, la vieille dame oubliée… Caricature grinçante de la société et de « ses » marginaux, ce sixième long métrage de Tacchelk a su éviter l’étude de mœurs laborieuse. Un scénario déroutant, pimenté de dialogues corrosifs, une interprétation remarquable, menée par Robin Renucci (odieux !), « Escalier C» n’est pas seulement un film, mais un univers, une ambiance. Et un régal.

La mélodie du bonheur

La mélodie du bonheurMaria est une jeune fille pleine d’esprit et de vivacité. Son caractère espiègle l’empêche de s’adapter à l’ambiance austère et stricte du couvent. La mère supérieure décide, un jour, de l’envoyer pour quelque temps dans le monde, afin de savoir si Maria est faite pour servir Dieu. Une comédie musicale bon enfant, menée de main de maître par le spécialiste du genre, Robert Wise, qui n’en était pas à son coup d’essai. Après « West Siée story » et sa multitude d’Oscars, il réédite son exploit : Oscar du meilleur film, meilleurs effets spéciaux, meilleur son, meilleure photographie et meilleure réalisation. C’est ainsi que fut récompensé « La mélodie du bonheur » aux États-Unis en 1965. Hélas, quelques passages un peu long lassent l’attention du spectateur. Julie Andrews, omniprésente dans un rôle qui semble écrit pour elle, relègue Christopher Plummer et Eléonore Parker à de simples faire-valoir. La bande originale du film est devenu un classique qui a bercé la jeunesse de la génération des « trente-trente-cinq ans » aux USA. « La mélodie du bonheur » reste un des chefs-d’œuvre d’Hollywood, même s’il ne vieillit pas très bien.