Les traqués

Autoroute Rome-Paris. Alex rentre d’Italie avec la voiture de sa nouvelle épouse, Nicole, mais surtout avec, à ses côtés, le jeune Marc, dont il espère devenir plus et mieux que le simple beau-père. Voyage idéal pour nouer des relations entre les deux êtres qui se connaissent peu (Marc était pensionnaire à Rome). Mais là, un intrus va transformer ce trajet en cauchemar. Un van noir à vitres fumées «colle» à la petite R5 et ne va plus la lâcher. Qui est le conducteur de ce fourgon et que veut-il ? Ni Alex ni Marc n’ont la réponse. Ils ignorent même que leur chasseur vient d’assassiner froidement deux motards sur un parking de l’autoroute. Halte nocturne dans un hôtel. Le danger se précise l’homme tente d’étrangler Alex (Jean-Louis Trintignant) qui en réchappe de justesse. La police ? Elle ne croit pas aux victimes innocentes et Alex n’est désormais plus rien qu’un homme traqué. De nouveau la route, l’enfant qui a peur… et le van noir qui a disparu pour mieux revenir à la chasse. Bientôt la grande corniche… Laissons là le scénario (bonjour l’angoisse) pour convenir que Serge Leroy a su choisir habilement ses personnages. Trintignant, Darc, Fresson (le parano, c’est lui) et surtout le petit Richard Constantin interprètent avec justesse ce film bien dosé qui est à la fois un hommage à Spielberg (rappelez-vous « Duel ») et une preuve que le cinéma français est capable du meilleur suspense. Pas de temps mort, mais pas non plus de démonstrations inutiles. «Les traqués» est un film bien ficelé, palpitant jusqu’au final…